Les plantes messicoles de Normandie

Les plantes messicoles de Normandie

Les plantes messicoles sont les plantes spontanées compagnes des cultures céréalières. Elles sont intégrées à notre flore depuis l’arrivée de l’agriculture et font partie des adventices des cultures (souvent nommées « mauvaises herbes »). Il s’agit d’espèces spécifiques des céréales d’hiver, moissonnées l’été, qui caractérisent des agroécosystèmes riches en biodiversité.

Les messicoles sont, de nos jours, en forte raréfaction suite à l’intensification des pratiques agricoles telles que : les semis très dense de semences certifiées, le travail du sol trop intensif (labour profond) ou trop faible (abandon du labour), l’utilisation généralisée des herbicides, les amendements et apports d’engrais, la mise en place de rotations simplifiées et de cultures peu favorables (maïs, tournesol…). A cela s’ajoute le développement des aménagements des espaces ruraux : remembrement et urbanisation. Les territoires méridionaux et de polyculture/élevage sont, en France, des lieux refuge pour ces espèces. Mais la Normandie, notamment dans sa partie non armoricaine, abrite encore des foyers riches en plantes messicoles liés à des agroécosystèmes qui leurs sont favorables. Face à ce constat, il est apparu important de dresser un état des lieux des connaissances régionales sur ces espèces.

Chiffres clés

  • 91 plantes messicoles identifiées en Normandie dont 75 espèces observées récemment (entre 2000 et 2021) et 16 espèces non revues depuis au moins 20 ans (dont 11 figurent sur la liste rouge des espèces menacées au niveau national) ;
  • 37 espèces normandes sont concernées par le plan national d’actions en faveur des plantes messicoles, ce qui représente 37 % des espèces de la liste nationale ;
  • 61 % des espèces observées sur la période récente en Normandie sont menacées ou à surveiller;
  • 30 877 données de plantes messicoles ont été récoltées en Normandie entre 2000 et 2021.
Qu’est ce qu’une plante messicole ?
Il s’agit d’une plante annuelle liée aux cultures céréalières d’hiver mais également au lin ou au colza. Les plantes messicoles se caractérisent par un cycle biologique réalisé en quelques mois, en phase avec la plante cultivée. La dormance de la graine, enfouie dans le sol durant l’hiver est levée, quelques mois plus tard, par le travail du sol, la lumière, l’humidité et la température.

NOMBRE ET RÉPARTITION DES DONNÉES

Pression d’observation régionale

30 877 données récentes de plantes messicoles ont été récoltées en Normandie depuis le 1er janvier 2000. Toutes ces observations sont intégrées dans les systèmes d’informations des Conservatoires Botaniques Nationaux : Digitale 2 pour le CBN de Bailleul et Calluna pour le CBN de Brest.

Cette connaissance acquise, permet la définition de priorités en termes de conservation d’espèces menacées et la mise en œuvre d’actions concrètes de préservation.

Répartition régionale des données concernant les plantes messicoles depuis 2000, par mailles 5*5 km

La carte de répartition régionale par maille 5×5 km des données de plantes messicoles met en évidence une forte hétérogénéité de la pression d’observation sur le territoire normand. En effet, on observe des secteurs comportant peu de données : intérieur du département de la Manche, pays d’Auge, pays de Bray et d’autres beaucoup plus fournis en observations : vallées de la Seine et de l’Eure, plaine de Caen-Argentan.
A ce jour, 79 mailles sont dépourvues de données contemporaines concernant les plantes messicoles (soit 6 % des 1 354 mailles 5X5 km régionales).

Quelles sont les raisons de cette hétérogénéité de la pression d’observation?

  • Une pression d’observation propre à l’inventaire de la flore vasculaire (il n’y a jamais eu d’inventaires systématiques des plantes messicoles);
  • La présence de régions naturelles diversement favorables aux messicoles. La Normandie présente un contraste géologique très marqué entre le Bassin parisien (sols calcaires) plus riches et les plus diversifiés et le Massif armoricain (sols siliceux) qui présente des groupements moins diversifiés;
  • L’existence d’études et de suivis de parcelles qui produisent localement un nombre important d’observations (vallée de l’Eure, vallée de la Seine, coteau de Mesnil-Soleil…)
Plantes messicoles dans un champ de lin – Photo: J. WAYMEL

Pression d’observation par département

Répartition départementale du volume de données sur les plantes messicoles depuis les années 2000

Avec plus de les 10 000 observations, le département de l’Eure apparaît comme le département normand le plus documenté en observations de plantes messicoles, alors que la Manche est le département bénéficiant du plus petit nombre de données avec 2 000 observations.

La Seine-Maritime, l’Orne et le Calvados comptent quant à eux des valeurs intermédiaires comprises entre 5 000 et 8 000 observations.

RICHESSE SPÉCIFIQUE DE LA FLORE MESSICOLE EN NORMANDIE

Nombre d’espèces de plantes messicoles observées en Normandie sur la période 2000-2021

75 espèces de messicoles actuellement présentes en Normandie (au moins une observation depuis 2000). À ces 75 espèces contemporaines peuvent être ajoutées 16 espèces messicoles autrefois signalées en Normandie mais considérées aujourd’hui comme disparues de la région.

Au total, la liste des messicoles de Normandie totalise 91 espèces, dont 16 espèces non revues depuis plus de 20 ans.

La liste des plantes messicoles de Normandie (WAYMEL et BUCHET, 2020)

Milieux de vie de la flore messicole contemporaine et degré d’affiliation aux cultures

Selon leur affinité actuelle ou passée, exclusive ou majoritaire avec les cultures d’hiver, on peut distinguer un gradient d’affiliation aux biotopes des cultures. Ainsi, 2 catégories ont été déterminées :

  • 64 plantes messicoles strictes sont des plantes observées exclusivement ou très majoritairement dans les champs cultivés;
  • 10 plantes messicoles partielles sont des plantes citées comme « messicoles » dans le passé mais qui sont aujourd’hui majoritairement présentes sur d’autres milieux (pelouses pionnières psammophiles, pelouses calcicoles écorchées, éboulis, prairies…).
Bugle petit pin (Ajuga chamaepitys) exemple de plante messicole stricte – Photo: J. WAYMEL
Gesse tubéreuse (Lathyrus tuberosus) exemple de plante messicole partielle – Photo: T. BOUSQUET
Quels milieux de vie pour les plantes messicoles?
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Les plantes messicoles sont, dans leurs contrées d’origine, des plantes pionnières et peu concurrentielles, habitants des milieux ouverts et naturellement perturbés. Le travail du sol pratiqué dans les cultures leur a mis à disposition des habitats de substitution leur permettant d’élargir progressivement leur aire de répartition et de s’installer durablement dans nos cultures Elles se retrouvent actuellement le plus souvent cantonnées aux bordures, aux coins de champs et aux espaces entre les cultures, là où la pression de la gestion est moindre : semis moins dense, moins d’herbicide par rapport à l’intérieur des parcelles.
Certaines plantes messicoles peuvent réussir à se maintenir dans la nature en colonisant les surfaces restreintes grattés régulièrement par les animaux ou érodées par de fortes précipitations et ruissellements.
Ces espèces apparaissent souvent comme fugaces car la dynamique végétale spontanée et naturelle permet à d’autres espèces vivaces (graminées et arbustes) de s’installer et d’occuper le terrain à plus long terme (Ex : jachère, bords des routes entretenues régulièrement…). Ces milieux représentent des milieux de substitution toujours temporaires pour les espèces messicoles (DEROCK, 2008). La rareté ou l’absence de milieux refuges pour les plantes strictement inféodées aux moissons peut conduire à leur régression extrême voire à leur disparition complète (CAMBECEDES et al., 2012).

La flore messicole normande et le Plan national d’actions en faveur des plantes messicoles (PNA)

Face à l’enjeu national de préservation de la flore sauvage et plus précisément des plantes messicoles, le Ministère de la transition écologique et solidaire a confié en 2010 la rédaction d’un plan national d’actions en faveur des plantes messicoles aux Conservatoires botaniques nationaux. Ce PNA propose de mettre en place des dispositifs et des actions au niveau national et régional, dans l’objectif de conserver et de restaurer les populations de plantes messicoles.

En outre, le plan national d’actions dresse la liste des plantes messicoles pour l’ensemble du territoire métropolitain. Parmi les 102 espèces de la liste nationale, 37 ont été observées en Normandie entre 2000 et 2021. Ces espèces ont été hiérarchisées en 5 classes en fonction de la répartition géographique et de la régression des plantes messicoles depuis 1970, on distingue ainsi :

  • espèces messicoles en situation précaire (52 dont 8 en Normandie),
  • espèces messicoles à surveiller (30 dont 17 en Normandie),
  • espèces messicoles encore abondantes (12 dont 11 en Normandie),
  • espèces messicoles présumées disparues (7),
  • espèces messicoles non évaluées (1; présente en Normandie).

Avec 37 des 102 espèces de la liste nationale observées sur le territoire régional après 2000, la Normandie apparait moins pourvue en espèces messicoles que les régions limitrophes situées plus au sud.

Toutefois le nombre d’espèce messicoles de la liste nationale, observées en Normandie peut être
comparé à celui des régions voisines dont les contextes écologiques,
bioclimatiques, les pressions anthropiques et la surface sont assez similaires: 38 espèces dans les Hauts-de-France et 28 en Bretagne.

Répartition des plantes messicoles par département

Avec 70 espèces observées depuis 2000, l’Eure ressort comme étant le département normand le plus riche en espèces messicoles. Les départements de l’Orne et du Calvados abritent un
nombre d’espèces similaire avec 63 et 60 espèces. Les départements de la Manche et de Seine-Maritime apparaissent plus en retrait avec 44 et 51 espèces observées.

Même si ces résultats sont à pondérer du fait de l’hétérogénéité du jeu de données régional, ils semblent pour autant refléter une réalité de terrain:

  • Le département de la Manche présente une part de terres arables nettement inférieure aux autres départements normands (21 % dans la Manche contre 39% en moyenne en Normandie);
  • Le département de Seine-Maritime présente le second taux le plus important de terres arables après l’Eure (49%). Cependant, le type de sols dominant (limono-argileux) est favorable à la culture mais moins à l’expression d’une flore messicole diversifiée. De plus, l’absence de secteur thermophiles et xérophiles explique également que ce département présente un nombre d’espèces messicoles moyen malgré une part importante de terres arables.

Des plantes messicoles sont exclusives de certains départements

Statuts de menace de la flore messicole en Normandie

La lutte contre les adventices des cultures est aussi ancienne que l’agriculture. La régression des plantes messicoles semble avoir commencé dès le début du XXe siècle. Elle devient clairement perceptible dans les années 1950 et s’accélère à partir des années 1970-1980. Ce phénomène qui s’observe dans toute l’Europe tempérée a pour principale cause l’intensification des pratiques agricoles qui bouleverse les écosystèmes des champs cultivés (FRIED, 2009). Plusieurs facteurs vont venir impacter le développement des communautés messicoles. Certains sont directement liés aux pratiques intensives, d’autres indirectement. On peut citer :

  • le travail intensif du sol ou l’abandon de celui-ci,
  • le tri des graines,
  • l’usage de produits phytosanitaire,
  • la fertilisation,
  • l’arrivée de nouvelles cultures (maïs, tournesol…),
  • la densité de semis,
  • l’abandon du gel des terres,
  • la disparition des pollinisateurs sauvages et domestiques,
  • la déprise agricole au profit de l’urbanisation,
  • ou encore la pollution génétique des espèces horticoles d’une provenance plus ou moins lointaine semées dans les « jachères fleuries »…

Plantes messicoles menacées au niveau national

11

espèces messicoles sur les 91 espèces présentes ou anciennement présentes en Normandie figurent sur la liste rouge de la flore menacée de France (statuts CR, EN, VU et NT).

Malheureusement, à ce jour, aucune de ces 11 espèces ne semble encore présente sur le territoire régional. En effet, des recherches ciblées sur les dernières stations connues de ces espèces, et plus largement sur le territoire normand, n’ont en effet pas permis de les retrouver.

Les plantes messicoles menacées au niveau régional

Si la Normandie semble aujourd’hui ne plus abriter sur son territoire d’espèces messicoles parmi les plus menacées au niveau national, elle doit faire face à la régression continue de sa flore messicole et au risque d’extinction des espèces les plus menacées

La confrontation de la liste des espèces messicoles de Normandie aux statuts de menace régionaux permet de mettre en avant qu’entre la moitié et les deux tiers des messicoles de Normandie (46 espèces sur 75) sont menacés ou quasi-menacés d’extinction au niveau régional.

Répartition des plantes messicoles menacées dans au moins une des anciennes régions normandes (RE, CR, EN, VU, NT) depuis 2000

Une nouvelle fois les vallées de l’Eure, de la Seine, la plaine de Saint-André, la plaine de Caen-Argentan, le Perche apparaissent comme des secteurs à forts enjeux pour la conservation des espèces messicoles menacées puisqu’ils concentrent de nombreuses mailles abritant 10 espèces (voire plus) menacées dans la région.

Les secteurs de cultures sur sols superficiels et crayeux apparaissent comme étant les plus riches en espèces menacées. Les secteurs de cultures sur terrains sableux sont également représentés (terrasses de la vallée de la Seine, sables du Perche…).

Statuts de protection de la flore messicole en Normandie

Parmi les 75 espèces messicoles observées en Normandie sur la période contemporaine, seules 2 espèces messicoles bénéficient d’un statut de protection réglementaire.

Il s’agit de l’Arnoséride naine protégée dans l’Eure et la Seine-Maritime et du Galéopsis des moissons, protégé dans le Calvados, la Manche et l’Orne.

Les interdictions de destruction ne sont pas applicables aux opérations d’exploitation courante des fonds ruraux sur les parcelles habituellement cultivées. En conséquence, la réglementation n’interdit pas à un exploitant agricole de mener à bien l’exploitation de la culture en raison de la présence de plantes messicoles protégées. Le statut de protection s’applique en revanche aux stations hors cultures : éboulis schisteux gréseux de la vallée de l’Orne pour le Galéopsis des moissons, pelouses silicicoles ouvertes de la vallée de la Seine pour l’Arnoséride naine.

Galeopsis segetum – Photo: J. Waymel

Focus sur quelques actions en faveur des plantes messicoles en Normandie

L’ensemble des ces projets sont détaillés dans la fiche “état des lieux des connaissance naturalistes sur les plantes messicoles” qui téléchargeable en fin de page

Quelles sont les perspectives en Normandie?

Maintenir le niveau de connaissance sur les messicoles en Normandie

L’essentiel du jeu de données de plantes messicoles en Normandie a été récolté dans le cadre de programmes d’atlas de la flore vasculaire qui pour certains ont déjà plus de 10 ans et ne présentent pas à ce jour de perspectives de mise à jour à court terme. Il est pourtant essentiel de maintenir un état de connaissance suffisant sur ces espèces afin de pouvoir évaluer les tendances évolutives en termes de répartition régionale et d’évolution des populations. À défaut de programme d’inventaire spécifique des messicoles de Normandie, une attention particulière sera recherchée pour ce groupe d’espèces lors de programmes d’inventaires plus généraux, comme les Atlas de biodiversité communale (ABC) par exemple.

Décliner le Plan National d’Actions en Normandie

De multiples acteurs des territoires concernés de Normandie se sont impliqués dans la préservation des plantes messicoles depuis une douzaine d’années (Conservatoires botaniques nationaux, Conservatoire d’espaces naturels, départements, collectivités, Région, DREAL,…). Ces partenariats devront évidemment être prolongés et renforcés. Cependant, cette part de biodiversité, fortement dépendante des pratiques agricoles des cultures d’hiver est encore insuffisamment prise en compte. L’enjeu primordial est donc de mobiliser les acteurs agricoles et de la biodiversité autour de la thématique des plantes messicoles. La constitution d’un réseau de parcelles et d’acteurs concernés autour de l’élaboration et la déclinaison régionale du plan national d’actions en faveur des plantes messicoles constitue une première étape. Un des axes à y développer est celui du rôle fonctionnel de ses communautés au sein des agroécosystèmes en tant qu’auxiliaires des cultures (pollinisateurs, barrière sanitaire…), un autre celui des alternatives que leur implantation peut constituer dans certains secteurs urbains.

Développer la production de graines de messicoles

La marque “Vraies messicoles” inclue dans le programme Végétal local est un outil qui vise à garantir la traçabilité des végétaux sauvages et locaux et la conservation de leur diversité génétique. Ces végétaux sont issus de collecte en milieu naturel, ils n’ont pas subi de sélection par l’homme ou de croisement, ils sont naturellement présents dans la région d’origine considérée.

Ce qu’il faut retenir

La Normandie compte 91 espèces de plantes messicoles présentes ou anciennement présentes dont :

  • 75 espèces ont été observées récemment (période 2000-2021), parmi lesquelles 37 font partie de la liste des 102 espèces du Plan national d’actions en faveur des plantes messicoles;
  • 16 espèces en revanche n’ont plus été revues;

De nos jours la Normandie n’abrite plus aucune espèce de plantes messicoles menacées au niveau national et on estime qu’entre la moitié et les deux tiers des espèces messicoles actuellement présentes en Normandie sont menacées ou quasi menacées de disparition au niveau régional.

L’analyse des 30 000 données de plantes messicoles récoltées en Normandie depuis le 1er janvier 2000 souligne une hétérogénéité dans la répartition de ces espèces en Normandie. Les vallées de l’Eure, de la Seine, la plaine de Saint-André, la plaine de Caen-Falaise-Argentan-Perche hébergent la plus grande richesse spécifique ainsi que le plus grand nombre d’espèces menacées au niveau régional.

À l’inverse les secteurs dont l’activité agricole est d’avantage tournée vers l’élevage, comme le pays d’Auge, le pays de Bray, le bocage de la Manche, accueillent un nombre moindre d’espèces messicoles. Le cas du pays de Caux est à souligner car, alors qu’il est fortement dominé par les grandes cultures, il n’héberge que peu d’espèces menacées (en dehors des messicoles ubiquistes). Ceci peut s’expliquer car ce plateau est recouvert d’une épaisse couche de limon et est fortement arrosé ce qui est peu favorable à la présence d’une diversité d’espèces messicoles.

Des actions en faveur de la conservation des messicoles sont menées en Normandie depuis une douzaine d’années par les Conservatoires botaniques et leurs partenaires (suivi de parcelles de référence, identification de terroirs messicoles, récoltes de graines à fins conservatoires). L’enjeu pour l’avenir est de mobiliser les acteurs agricoles et de la biodiversité autour de la thématique messicoles. La mise en œuvre d’une déclinaison régionale du plan national d’actions en faveur des plantes messicoles permettra d’établir un cadre stratégique et opérationnel à la conservation des messicoles en Normandie.

Pour en savoir plus, téléchargez la fiche complète de notre collection l’état des lieux des connaissances naturalistes régionales consacrée aux plantes messicoles.

Catherine ZAMBETTAKIS
Déléguée régionale • CBN Brest
Nicolas VALY
Responsable d’antenne Rouen • CBN Bailleul